Empreintes (RES)sources

Empreintes(RES)sources est un projet de création pensé pour être mis en œuvre au sein de l’entreprise Skilz, avec le partenariat de la médiathèque d’Héricourt, et en particulier du Hérilab.

Le projet

Empreintes (RES)sources prend comme point de départ un instant, couramment partagé dans les milieux professionnels, en particulier dans les entreprises qui cherchent à capitaliser sur les échanges interhumains dans un autre contexte que celui du seul poste de travail :

prendre un café (un thé, une tisane…) / se ressourcer / partager un moment de détente / échanger / discuter / et… peut-être construire ensemble.

Ce moment de café comme un rituel permet la naissance de la sérendipité.
L’empreinte laissée par la tasse de café n’est pas volontaire, mais elle est une trace de cet instant.

Demandez une invitation au vernissage

L’agence Skilz

Entreprise ressource, inspiration du projet

La notion de ressource humaine est un des fondements des valeurs de Skilz, tant dans la relation de l’entreprise avec ses collaborateurs qu’avec ses
clients. Cette attention portée à la relation interpersonnelle représente une valeur ajoutée pour une société qui évolue dans un univers dématérialisé.
C’est ce que l’artiste a mis en avant à travers son processus de création : l’inattendu résultant des échanges impromptus est souvent le point de départ d’une idée, d’un concept précieux.

1 – Des traces hétérogènes, reflets forcement fragmentaires des personnalités.

Différentes empreintes produites par les tasses des personnes travaillant au sein de Skilz ont été récoltées. Le projet a été mené sur les mois de juin et juillet 2020 dans le contexte très particulier de la sortie du confinement.
L’ensemble de l’équipe était encore en télétravail ou en chômage partiel : cela a contraint les acteurs du projet à trouver des solutions pour associer éloignement physique et convivialité.
L’ensemble des collaborateurs se sont prêtés au jeu et certains se sont approprié le projet ; cela a été pour eux l’occasion de tester différents contenants et liquides.

2 – Incarner la culture de l’entreprise jusque dans les matériaux utilisés

La prise d’empreintes s’est faite sur différents papiers, certains ayant une valeur symbolique forte pour l’entreprise : factures importantes (la première éditée, une autre liée à un partenariat fondateur…), CV, etc. L’encre, issue d’une imprimante jet d’encre pour les toutes premières factures, s’est même diluée avec le thé, formant une tâche hybride, entre productivité et pause réflexive.
Certains dessins ont été réalisés avec des stylos bille publicitaires venant de différents partenaires de l’entreprise.

3 – Minimiser l’impact environnemental de ce projet à travers le choix des matériaux

Les dessins ont été réalisés sur des papiers de récupération, et le papier neuf utilisé pour ce projet est écologiquement tracé.

La Médiathèque

L’atelier Hérilab accueille la résidence

Les empreintes ont ensuite été scannées, isolées comme autant de formes constituant un alphabet, avec lesquelles Marie Lavault a reconstitué des compositions sur des supports A4, en les associant, les superposant, en jouant sur les dimensions, les matières, et bien sûr les formes. Elle a ensuite réalisé une première série d’impressions en risographie, en utilisant 3 couleurs : bleu canard, rouge et noir.

L’artiste a ensuite sélectionné certains tirages, puis retravaillé en dessinant dessus au stylo feutre et au stylo bille, soit directement, soit sur un calque.
Elle a également utilisé pour l’un des tirages une plaque de Rhénalon qu’elle a gravée avec une pointe sèche.
Les étapes de réalisation des «master» qui ont été utilisés pour les impressions finales en risographie ont été exclusivement manuelles. Les douze estampes qui constituent la série éditée dans le cadre de la résidence ont été imprimées via un risographe dont le process peut s’apparenter à de la sérigraphie automatisée. Et pourtant, ce procédé électromécanique contient une part d’organique liée à la forme circulaire de son tambour d’impression, au point et à la liquidité de l’encre.

Tirage final et réalisation d’un portfolio

Le choix des couleurs :
Bleu canard, bleu roi, noir, doré (avec les impressions dans cet ordre, pour des raisons techniques liées au séchage des encres).
Reliure :
Dossier, feuilles libres mais rassemblées dans une même enveloppe. Dispositif léger, kraft, emballage. Dispositif conçu par la relieure de la médiathèque, Laura Lefranc.
Couverture :
Imprimée en sérigraphie sur la pochette. Conception graphique et impression par Patrick Hart de Keating, animateur arts graphiques de la médiathèque.
Adaptation :
La nécessité d’adaptation est permanente. Dans ce projet, elle s’est illustrée tout d’abord autour du défi de concilier télétravail et convivialité / échanges interpersonnels / interaction physique.
Adaptation aux individus, à leurs réactions au projet.
Adaptation à la technique :
Contraintes de temps, de budget, de matériaux.
Les contraintes liées à la machine. Développer une « pensée de l’image imprimée », prendre en compte les spécificités techniques du risographe.

Marie Lavault

Qui est-elle ?

Artiste plasticienne née en 1978, vit et travaille en vallée de Chevreuse (Île-de-France).

Pratique principalement le dessin sur papier, avec quelques avatars numériques, vidéos, textiles et photographiques. L’encre est son médium favori, le végétal son inspiration principale, et les sciences du vivant sa nourriture. Donner forme à l’invisible est son rêve.

Sa démarche :
« Mes dessins sont conçus en séries, et fonctionnent comme des organismes au sein d’écosystèmes. Les encres et les pigments se mêlent et s’hybrident, enracinés dans le papier comme dans un substrat. Aux réactions physico-chimiques mises en œuvre, et aux altérations dont les couleurs et les matières peuvent faire l’objet, se conjuguent les différents tracés du dessin, lesquels participent à la naissance et à la métamorphose d’un nouvel organisme.
La surprise des fusions entre les encres, l’automatisme de certains gestes graphiques déterminent l’ADN de ces formes qui apparaissent dans le regard du spectateur, se modifient au gré du temps, de la lumière, des humeurs parfois. Les formes sont libres d’apparaître et de disparaître. Elles ont leurs propres principes vitaux, leurs propres règles de fonctionnement, qui se glissent entre les fissures du visible. Elles se jouent des perceptions.
Plus qu’une dichotomie entre abstraction et figuration, l’enjeu de la représentation dans mes dessins se situe au niveau des échelles de perception : de la vision microscopique à celle permise par un satellite.
Sensible aux théories de la psychanalyse, à la pratique des Surréalistes et des artistes de la Beat Génération, je recherche le hasard, le provoque, et assume le potentiel de révélation inconsciente à l’œuvre dans les images que je produis. La question de la relation avec la démarche scientifique est au cœur de mon projet artistique depuis plusieurs années. Les formes en jeu, par leur multiplicité voire leur versatilité, évoquent des organismes, leur biodiversité, voire les micro-organismes qui s’y nichent, lorsqu’ils deviennent objet d’étude.
Mais, au-delà de l’imagerie, je défends dans mon approche une grande ouverture d’esprit envers les méthodes d’investigations scientifiques, particulièrement en biologie et biochimie. Les sciences naturelles, et notamment la biologie végétale, nourrissent ma démarche, entre émerveillement du sensible et tentatives de compréhension du vivant.
Même s’il m’arrive de considérer mon atelier comme une sorte de laboratoire, il ne s’agit pas ici de singer le savant, mais d’aller à sa rencontre, d’écouter et peut-être de comprendre son langage, ses rituels, ses enjeux.
Voire, par la spécificité de ma démarche, de lui permettre d’avancer ensemble vers l’inédit. »

Demandez votre invitation

Contact

Demandez votre invitation au vernissage

Les œuvres réalisées par Marie Lavault à l’occasion de ce projet Multiprise seront présentées à l’occasion d’un vernissage à la Maison de la Formation à Héricourt, le vendredi 25 septembre à 18h. L’entrée est gratuite mais sur présentation du coupon d’invitation.
Contactez-nous pour obtenir le vôtre.
Le nombre de places est limitée et le port du masque sera obligatoire.

**Voir notre Politique RGPD

Quelques empreintes du projet…
Les partenaires du projet